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Le club de Strasbourg a fêté les 11/12/13 octobre 2019 son 80ème anniversaire

Publié le 11/11/2019 à 17:54

Discours prononcé par Odile PFEIFFER, Présidente du club de Strasbourg

 au Royal Palace de Kirrwiller, le 12 octobre 2019

à l’occasion du 80eme anniversaire du club

 

Mesdames, Messieurs,

 

Je vous souhaite à tous la bienvenue au ROYAL PALACE de Kirrwiller. Ce choix vous a peut-être surpris d’autant qu’un spectacle de ce type est rarement retenu pour les rencontres des Soroptimistes.

 

Ici, ce n’est pas l’Alsace des images d’Epinal, avec ses maisons à colombages, ses rues fleuries envahies de touristes, ses vignobles. En venant ici, nous rendons  hommage à un homme du pays qui a su faire évoluer le restaurant de son village, hérité de ses aïeux, vers un music-hall qui attire plus de 200 000 personnes par an et dont la notoriété dépasse nos frontières.

 

Ne devient-on pas un peu  coquin avec l’âge ? A vrai dire, y-a-t-il un âge pour cela ? En tous les cas, à 80 ans,  on a pris du recul et l’on s’accorde des libertés jugées suspectes auparavant. Nous avons donc décidé de faire la fête avec vous tous aujourd’hui et nous espérons que vous en garderez un souvenir impérissable.

 

Je ne vais pas, ce serait trop ennuyeux et même prétentieux, énumérer tout ce qui a été accompli depuis 80 ans dans les domaines recommandés par le  Soroptimist International. Nous avions réalisé un film  l’an passé à l’occasion des 50 ans d’appartenance au club de Marga Immig ici présente.

 

Je voudrais plutôt mettre l’accent sur le mérite qu’un club a d’atteindre ce bel âge et je voudrais remercier celles qui parmi nous  ont une fidélité longue de 20, 40 ou 50 ans

 

De nos  jours,  le sens des autres et de la solidarité a évolué. Dans une société où l’on consomme puis l’on jette facilement,  l’engagement pour les autres, en particulier dans le cadre de la vie associative, est souvent de courte durée. Une société de loisirs ou de consommation l’emporte et nos  clubs service dans un tel contexte doivent sans doute s’adapter, voire même être repensés, au moins dans leurs modalités de fonctionnement.

 

A certaines périodes, le club de Strasbourg comptait une cinquantaine de membres. Actuellement,  la moyenne haute est de 24-25.

 

En tous les cas, notre club a contribué fortement au rayonnement du Soroptimist International. Il a eu une vice-présidente européenne, 3 gouverneurs, 1 présidente nationale, 3 vice-présidentes nationales, dont Hélène Philippides ici présente, 1 secrétaire nationale, 4 représentantes au Conseil de l’Europe,  dont notre regrettée Françoise Ferey, 2 présidentes de statuts, dont Béatrice de Schauenburg ici présente,  1 responsable environnement et une responsable extension. C’est tout de même pas mal !

 

Je ne voudrais pas manquer non plus de rappeler que  la représentante actuelle auprès du Conseil de l’Europe est Bettina Hahne,  ancienne présidente de notre club, ici présente.

 

Les objectifs du mouvement Soroptimist restent la défense des droits de la femme et des filles. Toutefois, l’Etat et beaucoup de grandes villes se sont emparés du sujet. Il a été créé une déléguée régionale aux droits de la femme et à l’égalité des genres, en préfecture de Strasbourg, et à la ville voici dix ans.

 

Les Rotariens de Strasbourg ont pour leur part depuis 3 ans inscrit à leur programme un projet annuel s’engageant pour les femmes.

 

Il reste cependant un énorme travail à faire.  Je vais rappeler deux axes principaux :

- dans une ville universitaire comme Strasbourg qui compte plus de 50 000 étudiants, les difficultés des étudiants dont les familles ne peuvent assurer le minimum vital,  sont souvent méconnues

- autre fléau : l’augmentation de la prostitution des mineures

Mais n’oublions pas que l’Alsace a toujours été une terre d’accueil et de tolérance. Permettez-moi d’insister quelque peu sur ces deux points.

Dès le Moyen-âge,  notre région,  située à l’interface de deux univers politiques et culturels, la France et l’Empire,  a  été le relais des échanges de tous ordres dans les deux sens. En témoigne, notamment, la cathédrale de Strasbourg, par son architecture, ses vitraux, sa sculpture et par le fait que sa loge de maître-maçons ait été élue reine des Loges de l’Empire au XIVe siècle. L’Alsace fut aussi une terre de recherches scientifiques, de connaissances et d’inventions. La cosmologie de l’horloge astronomique de notre cathédrale en témoigne également. Nous  aurons l’occasion de voir cela demain pour celles qui resteront avec nous pour la visite du musée de  l’Oeuvre Notre Dame.

 

Avec l’annexion de Strasbourg par Louis  XIV, avec l’intégration française progressive qui a suivi, mais  aussi des élans que les périodes d’annexion ont suscités, l’Alsace a cultivé la tolérance et l’universalisme. L’ampleur de sa créativité artistique n’a jamais fait de doute pour personne, comme le prouvent les riches musées et bibliothèques de Colmar,  Strasbourg, Mulhouse, Sélestat entre autres, ainsi  que le magnifique patrimoine, notamment religieux,  dispersé en milieu rural.

 

Les prémices de la Réforme,  par le biais de réflexions, recherches,  contestations pacifiques et prêches, ont été ouverts et tolérants avant que le débat ne dégénère en luttes fratricides. De cette ouverture d’esprit il est resté quelque chose de fort au XIXe siècle, dans la mesure où le patronat alsacien,  à Mulhouse notamment,  a su faire preuve d’esprit social,  par la création d’écoles, de logements ouvriers,  d’assurances incendie et santé,  de bibliothèques pour la classe ouvrière.

N’est-ce pas à la  suite de ces grands patrons que  ce sont installés au début du XXe siècle nos clubs services et un peu plus tard le Soroptimist International ?

Tous nous avons à cœur de venir en aide  aux autres.                   

 

Il est temps de conclure, mais  je  voudrais auparavant vous présenter la secrétaire et la trésorière du club,  sans lesquelles l’organisation de cette journée n’aurait pas été possible.

 

Nous allons procéder à la  cérémonie des bougies. J’appelle pour :

- l’Union Française : Evelyne Para et Béatrice de Schauenburg

- la Fédération Européenne : Bettina Hahne

- le Soroptimist International : Carey Lonsdale de la Fédération Pacifique sud, Canberra, club australien

 

Nous terminerons par l’hymne européen, car vous le savez, Strasbourg est très fière d’être capitale européenne

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